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Chapitre 10
__________________POV Naruto
Hinata n'est pas là, mais à son travail. En effet, elle a trouvé du boulot comme ouvreuse-caissière-présentatrice dans un petit cinéma. Et attendez, pas n'importe quel cinéma : celui-ci présente n'importe quel film, long ou pas, pro ou amateur, de qualité ou non. Une salle de cinéma pour films amateurs, je rêve. L'entrée est, heureusement, pratiquement gratuite. Qui paierait pour aller voir les vacances en camping de Mr Tout-le-monde, sa famille et ses amis ?
« Sa famille et ses amis, m'a répondu Hinata. Et moi » Bien sur. De toute façon, ça m'aurait étonné qu'Hinata choisisse un petit job comme serveuse ou caissière, c'est trop normal pour elle...
- Bonjour Naruto-kun !
Je sursaute. Je reconnais cette voix, mais...
- Bah alors, tu ne vas pas bien ? Tu n'es pas malade au moins ? Ne t'inquiète pas, je vais bien m'occuper de toi...
Sakura, car c'était bien elle, se colle soudain contre moi en soupirant :
- Ce que tu es musclé Naruto-kun... Tu as faim ? Viens, on va manger un morceau ensemble... me demande-t-elle d'un ton aguicheur.
- Heu... dis-je, totalement décontenancé, excuse-moi, mais je dois...
- Tu connais Ichikaru ? Les ramens y sont délicieux, non ? On y va ? Non, attends, il est peut-être trop tôt, allons plutôt...
A partir de là, je décroche.
Je me demande si Sasuke a trouvé une technique pour la faire taire, je pense alors. Moi, avec Hinata, j'ai pas encore la stratégie idéale, mais Sasuke, lui, est un génie, et en plus avec toutes ses groupies, la puissance sonore est multipliée par 100. Bref, il a du trouvé un truc. Il faudra que je lui demande...
Mais cela m'amène à réfléchir. D'habitude, Sakura déverse son flot de paroles sur Sasuke. D'habitude, Sakura m'ignore et me déteste. Elle ne se collerait pas à moi sans une raison particulière ; reste à trouver laquelle... Peut-être que Sasuke lui a dit un truc à mon sujet... Ou peut-être qu'elle prépare seulement un mauvais [ très mauvais ] coup...
- Que se passe-t-il, Sakura ? je demande alors. Sasuke n'est pas là ? Tu t'ennuie et tu as décidé de me faire une blague ? A quel moment le seau de sang de porc doit me tomber sur la tête ?
Sakura cligne des yeux, l'air le plus étonné du monde.
- Du sang de porc ? me répond-elle alors, effrayée. PROTEGE-MOI !!! MON NOUVEAU DEBARDEUR SERA FICHU !!!!
- Aaaarg ! fut ma seule réponse. Sakura se colle encore plus à moi. Elle commence à m'étouffer.
10 minutes plus tard.
Je ne comprends toujours rien à ce qui ce passe, mais je suis sûr d'une chose : si Sasuke est devenu associable, c'est à cause de cette glue sur pattes. Comment fait-il pour la supporter ? Mystère. Hinata, reviens, par pitiéééé ! Désolé, je déconnait pour ton travail, je le trouve super ! Malheureusement, ma prière ne semble pas avoir été entendue...
Il n'y a pas de comparaison possible entre la compagnie de ma colocataire et ça.
- Et puis, en fin de compte, elle a mis la même robe que moi, mais avec une coiffure si horriiiiible ! En plus, son teint n'allait pas du tout avec le marron glacé des escarpins, et ne parlons même pas de son vernis ! Aubergine, tu te rends compte ? Au-ber-gine ! Comment a-t-elle...
Quelqu'un sait à quoi ressemble la couleur aubergine ? Quelqu'un sait pourquoi, tout d'un coup, la fille qui me déteste le plus au monde me drague ? Oui, vous avez bien lu. Entre sourire de séduction, clin d'½il aguicheur et déhanché ( supposé ) sensuel, Sakura me fait du rentre-dedans. J'ai super peur. J'ai essayé de la semer, sans succès. C'est grave. Vraiment grave. Je ne comprend absolument rien, et elle fait comme si tout était parfaitement anodin, comme si on se connaissait depuis toujours.
J'aperçois [ enfin ] le terrain de basket. Pourvu que Gaara soit là. Pourvu que ça s'arrête. Pourvu qu'elle me laisse tranquille...
__________________Fin POV Naruto
Gaara arriva à son immeuble. C'était un HLM de 10 étages. L'ascenseur y fonctionnait une fois sur deux, les jardins, si on pouvait les appelés ainsi, étaient aussi secs que le désert de Gobie. En temps qu'HLM qui se respecte, les murs de l'immeuble étaient en papier. Autrement dit, Gaara connaissait toute la vie personnelle de ses voisins, malgré lui. Il vivait au dernier étage avec son père, presque jamais là et son grand frère, d'un an son aîné. Sa s½ur, Temari, était restée avec sa mère lorsque ses parents avaient divorcés. Elle avait un an de plus que Kankuro, mais avait redoublé sa seconde. Elle était à présent en Terminale, dans le même lycée que ses frères. Bref, les fois, où, par chance, Gaara et son père se retrouvaient ensemble dans l'appartement, ils se parlaient à peine. Ils ne se connaissaient pour ainsi dire pas, mais ils ne se faisaient pas la guerre, s'était déjà ça. Kankuro et son jeune frère étaient très proches, mais avaient peu de points communs. A présent, Kankuro était heureux pour Gaara : celui-ci avait enfin des amis ! En fait, l'aîné s'était bien rendu compte qu'auparavant le rouquin mangeait seul, restait seul et ne parlait à personne. Il ne savait pas comment réagir, et ne faisait, à vrai dire, rien pour que cela change. Mais maintenant, tout allait bien, et il n'y avait pas d'autres problèmes en vue.
Gaara se baissa pour ramasser une jolie rose rouge, jetée sur son chemin. Elle avait dû tombée d'un bouquet. Elle sentait bon. Arrivé dans le hall, Gaara s'aperçut que l'ascenseur était en service. Miracle. Il y entra plus joyeux.
Au même instant, une jeune fille en pleurs déboula dans ce même hall. Gaara ne l'avait pas vue. Il est tout de même important de préciser, pour la suite des évènements, que cette jeune fille venait de perdre tous les espoirs qu'elle avait envers la gente masculine.
Pein, son copain, l'avait larguée comme un malpropre 2 jours auparavant. Son patron l'avait menacée hier de la virer si elle continuait à être aussi négligente. Il ne comprenait pas qu'un déménagement lui prenne autant de son temps. Elle avait du lui jurer d'être plus présente au travail maintenant que l'emménagement dans son nouvel appartement était fini. Le même jour, un homme avait embouti sa voiture et s'était enfui. Le monsieur de l'assurance qu'elle avait vu aujourd'hui ne voulait pas l'aider. Et là, tout de suite, elle venait d'apprendre par son si peu aimable banquier qu'elle était à découvert. Les homme était cruels. C'était un complot.
Elle se rua dans l'ascenseur, sanglotant de plus belle. Elle se glissa dans la cabine juste avant que les portes ne se referment.
- Excusez-moi, vous montez à quel étage ?
La voix qui venait de s'élever lui donnait des frisson ; elle était douce . Son visage était toujours enfoui dans ses mains. Elle ouvrit lentement les doigts pour voir à quoi ressemblait l'inconnu de l'ascenseur.
Elle vit des yeux. Deux immenses yeux vert émeraude, sublimés par un trait de khôl. Ils dégageaient un éclat qu'elle n'avait jamais vu auparavant. Elle plongea toute entière dans ce magnifique regard. Ce regard était profond, infini. Les yeux étaient littéralement vivants, ils exprimaient tant de choses ; c'étaient comme s'ils parlaient. D'ailleurs, ils parlaient :
- Oh, vous pleurez, dirent les deux émeraudes, ça ne va pas ? Je peux vous aider ?
Le ton était si doux... La jeune fille dans ce regard une tendresse infinie, un peu d'inquiétude aussi. Pour elle. Elle sentit qu'elle allait se liquéfier sur place, ou exploser. Toujours hypnotisée, il lui sembla pousser un petit glapissement. Tout, autour d'elle, avait disparu : Pein, le patron, le chauffard, le banquier, le monsieur de l'assurance... Plus rien n'avait d'importance, à part ces deux joyaux qui lui brûlaient la peau et le c½ur de leur intensité. Le temps s'était arrêté, elle se noyait avec délice dans ce vert pur et éclatant.
- Ecoutez, continua le regard, je ne sais pas qui vous fait pleurer comme ça, mais je suis sûr qu'il n'en vaut pas la peine. Tenez... je vous l'offre...
Les émeraudes glissèrent vers le bas, rompant la magie. Enfin, quelques instants. La demoiselle, toujours dans les vapes, baissa les yeux sur la petite rose que lui tendait le beau regard. Regard qui appartenait au garçon. Garçon qui lui offrait la fleur.
Son c½ur explosa dans un magnifique feu d'artifice. Plutôt que de prendre poliment la rose, la jeune femme préféra se jeter littéralement sur le garçon. Quand ça éclate, ça éclate, et elle pleura comme elle n'avait jamais pleuré. Elle en avait mal au ventre.
Gaara, bien sûr, était totalement désarçonné, la fille le serrait si fort... Mais ses sanglots exprimaient une très grande solitude ainsi qu'une reconnaissance infinie. Il finit par poser doucement ses mains sur le dos de la belle inconnue.
Cette montée en ascenseur fut aussi longue que mémorable. Elle parut pourtant trop courte à nos deux tourtereaux.
La porte s'ouvrit au dernier étage ; Gaara et sa belle demoiselle semblaient se réveiller d'un long et magnifique rêve. Le charme avait bel et bien été rompu, mais ils ne se séparèrent pas immédiatement pour autant.
- Je m'appelle Gaara No Sabaku, chuchota-t-il à la jeune femme.
- Et moi Konan, murmura-t-elle, toujours enfouie dans les bras du garçon. Il semblerait que je sois votre nouvelle voisine. Plus qu'heureuse de vous connaître.
- Moi de même.
Ils s'embrassèrent tendrement, tandis que les portes de l'ascenseur se refermaient, pour la seconde fois, sur eux.
Une vision [ parmie tant d'autres ] du coup de foudre !
Merci de nous avoir lues, et au prochain chapitre !
[ ou peut-être avant, avec une tite surprise ... mais on ne dit pas laquelle ! On est sadique... xD ]
[ Donc si vous voulez savoir ce que c'est, revenez régulièrement sur ce blog, car on ne prévient QUE pour les parutions de chapitres ;) ]
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